| Gérard Thoémus |
| Vit et travaille à Paris |
 |
|
LE MOTIF INTERIEUR
Le plus difficile, c'est d'oublier... Tant d'oeuvres sont présentes à notre mémoire... L'histoire de l'Art se dresse devant chaque nouvelle recherche comme un fantôme et plus nous nous interrogeons et plus il devient opaque. Impossible de le traverser La volonté de trouver toujours des démarches inédites semble alors quelquefois artificielle, et survient la bizarre impression d'une chose oubliée en chemin : peut être le fait que la vraie nouveauté est ce qui est donné de surcroit, sans qu'on la cherche spécialement Ovide, dans "les métamorphoses", écrit que les grandes vérités de la vie sont de la cire : tout ce que nous en faisons généralement, c'est de lui donner diverses formes. Mais la cire, elle, reste la même à jamais.Ainsi nombreux sont ceux qui croient que la peinture est aujourd'hui un médium dépassé parce qu'on l'aurait déja modelé de toutes les manières. Ce qui est aussi idiot, bien sur, que d'annoncer la fin du sexe sous prétexte que l’on a essayé toutes les positions du Kâma Sûtra. C'est en ignorer à la fois la finalité, si proche de la cire d'Ovide, et le plaisir. La peinture est un lieu de mutation complexe dans lequel la pensée en mouvement cherche à prendre forme. La plupart du temps, cette pensée ne peut se découvrir à elle-même qu'au fur et à mesure qu'elle progresse dans son travail. Elle est guidée par ce que nous savons de nous même, mais aussi par cette vaste partie cachée qui nous connait et nous pousse à notre insu.
Dans les peintures présentées ici, j’ai tenté l'application de ce principe d’incertitude, de "découverte" de l'esprit par lui-même. Puisque le projet de départ n'est souvent qu'un prétexte, il a été supprimé pour laisser place au corps à corps, dans lequel le peintre et la matiere, s'appuyant l'un sur l'autre, s'aident mutuellement à sortir de l'informe. Ce cheminement toujours aventureux donne des résultats inégaux qui semblent évoquer un lieu de mémoire artistique aussi mythique que le cimetière des éléphants. Il n'y a pourtant ni citations ni collages directs. On devine que l'histoire de l'art y est présente comme l'humidité dans l'air, nulle part et partout à la fois. Et par moment, il devient presque possible de voir "à travers".
Les peintures présentées ici sont le résultat de la stricte application de la METHODE VOLVIC. Volvic, vous connaissez ? Le nuage, la pluie qui tombe et ruisselle et s’infiltre dans le sous-sol rocheux, se chargeant pour notre plus grand bienfait en minéraux, magnésium et oligo éléments. Remplacez le nuage par la brusque envie de peindre, le sous-sol par nos sédiments culturels enrichis d’expériences diverses. Laissez filtrer le temps qu’il faut. Vous obtenez à la sortie une peinture qui fait du bien à l’œil.
Gérard THOEMUS
Principales expositions :
| 2006 : |
Galerie sur Cour - Paris 12 rue Popincourt - 75011 17 au 24 novembre 2006 |
| 2004 : |
Galerie sur Cour - Paris Act-Art - Lyon |
| 2000 : |
Salon Jeune création - Paris |
| 1999 : |
Salon Jeune peinture - Paris |
| 1998 : |
Salon Jeune peinture - Paris |
| 1995 : |
Salon Jeune peinture - Paris Salon de Montrouge |
| 1992 : |
Salon Jeune peinture - Paris Pao Art Galery - Hong-Kong |
| 1990 : |
Galerie Procréart - Paris | |
voir les oeuvres de l'artiste
|
|
|
 |
|